Dans Gainsbourg, il y a tout. La poésie, l'humour, la provoc, le désespoir, l'amour, le sexe, l'alcool... Gainsbourg, c'est nous tous. Sans faux-nez, beau et laid à la fois. Et puis, il y a le jazz, la java...naise, le reggae, le rock, le funk... Du "Poinçonneur des Lilas" à "Love on the Beat", il a tout compris. Personnalité singulière de la culture française, Serge Gainsbourg fut bien plus qu'un chanteur. Musicien, compositeur, poète, écrivain, acteur, réalisateur, peintre, " l'homme à la tête de chou " fut avant tout un immense mélodiste et un auteur de génie qui savait manier la langue française avec un talent très personnel. Le 2 avril 1928, naissent à Paris Lucien Ginzburg et sa soeur jumelle, Lilianne. Leurs parents, Joseph Ginzburg et son épouse, Olia Bessman, se sont installés à Paris en 1919 après avoir fuit la Russie via Istambul. A leur arrivée en France, leur premier fils Marcel meurt d'une pneumonie à seize mois. Puis en 1927, était née une fille, Jacqueline.
Même si je n l'ai pas connu J'ai quand même essayer de chercher une biographie pour vous faire souvenir et vous raconter l'histoire de ce visionnaire :
Je voulais vraiment faire part de la vie de ce poète.:
Son enfance :
C'est en 1919 que Joseph et Olia Ginsburg quittent la Russie pour Paris, fuyant le bolchevisme, en passant par Constantinople (actuelle Istanbul), puis Marseille. Joseph est pianiste de bar et de cabaret et Olia chante au Conservatoire russe et vivent rue de la Chine dans le 20e arrondissement de Paris. Ils ont un premier fils, Marcel, qui meurt en bas-âge d'une maladie. Ils auront ensuite une fille, Jacqueline, en 1926, puis des faux jumeaux, Liliane et Lucien, en 1928, nés à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sur l'Île de la Cité.
Dans son enfance, le petit Lucien vit à Paris dans les quartiers populaires dans le 20e puis le 9e arrondissement. Son père lui apprend le piano classique et le poussera vers le monde de la peinture.
Étoile jaune
Étoile jaune
Les années de la guerre sont dures pour lui et il est obligé de porter l'étoile jaune (« Une étoile de shérif », dira-t-il plus tard par dérision). Il devra même se cacher trois jours durant dans une forêt tandis que les SS recherchent les juifs. La famille se réfugie en province en 1944 sous le nom de Guimbard.
De retour à Paris après la libération, la petite famille s'installe dans le XVIe arrondissement de Paris. Lucien est en échec scolaire et abandonne peu avant le bac au lycée Condorcet. Il s'inscrit alors aux Beaux-Arts mais est rebuté par les hautes études mathématiques et abandonne. Il rencontrera là sa première femme, Élisabeth Levitsky, qui a des accointances avec les surréalistes.
L'année 1948 est une année importante pour Lucien qui fait son service militaire à Courbevoie où il sera envoyé régulièrement au cachot pour insoumission. Il commence là sa « période » éthylique ; privé de permission, il s'enivre au vin avec ses camarades de régiment.
C'est en écrivant pour Juliette Gréco (Accordéon, La Javanaise) et Petula Clark (La Gadoue) qu'il rencontre ses premiers succès, mais c'est avec Françoise Hardy (Comment te dire adieu ?) et surtout France Gall qu'il va réussir à séduire un public jeune. Après ses premiers succès gainsbourgiens (N'écoute pas les idoles, Laisse tomber les filles), France Gall remporte, en 1965, le grand Prix du Concours Eurovision de la chanson après avoir choisi le titre Poupée de cire, poupée de son, écrite par Gainsbourg à l'instigation de Maritie et Gilbert Carpentier, parmi les dix qu'on lui proposait. La chanson lauréate devient le tube international qui passe sur toutes les ondes et que France Gall enregistre même en japonais[1]. Gainsbourg continue sur la veine du succès avec France Gall, en 1966, grâce à Baby Pop et surtout aux Sucettes à l'anis.
Fin 1967, il vit ensuite une passion courte mais torride avec Brigitte Bardot à qui il dédie la chanson Initials B.B. après lui avoir écrit quelques titres emblématiques (Harley Davidson, Bonnie and Clyde, Je t'aime... moi non plus, même si ce dernier titre enregistré avec elle en duo en 1967 en version symphonique fut rendu célèbre l'année suivante par Jane Birkin ; la version originale, d'abord gardée secrète par Serge Gainsbourg à la demande de Brigitte Bardot, ne sortira quant à elle qu'en 1986 : ce sera un tube).
Sur le plateau du tournage de Slogan, en 1968, il rencontre Jane Birkin pour laquelle il sera à nouveau auteur-compositeur. Je t'aime... moi non plus et 69 Année érotique sont d'immenses succès qui dépassent les frontières( En chantant Elisa je crois )
En mai 1973, Serge Gainsbourg est victime d'une crise cardiaque. Il continue pourtant de boire et de fumer, fidèle au personnage qu'il est en train de devenir.
On lui demande des bandes sonores de films. Il abandonne sans regret la scène jusqu'en 1979, réconcilié avec le public grâce à sa Marseillaise revue « à la sauce reggae » (dont le refrain est « aux armes et cætera »), avec la participation des choristes de Bob Marley (I Threes) et des musiciens de Peter Tosh (Sly and Robbie).
Les boîtes de nuit, les beuveries, le noctambulisme, la décrépitude physique… De plus en plus, « Gainsbarre » succédera à Gainsbourg avec quelques apparitions télévisées plus ou moins alcoolisées. Il forge ainsi sa légende de poète maudit mal rasé et ivre qui lui vaut tantôt l'admiration, tantôt le dégoût. Au bout de dix ans, Jane Birkin n'en peut plus et le quitte.
Gainsbourg écrit son nouvel album reggae avec ces paroles sur Ecce Homo : « Il est reggae hilare, le cœur percé de part en part ».
Il rencontre une nouvelle égérie, Bambou, pour laquelle, manie gainsbourgienne, il ne peut s'empêcher de composer. Il lui fait chanter quelques titres qui ne rencontrent pas les faveurs du public (Made in China, 1989).
Il part ensuite pour New York où il enregistre ses deux derniers albums, Love on the Beat et You're Under Arrest. Après le reggae, il se frotte au hip-hop et au funk. Il se produit de longues semaines en concert au Casino de Paris.
Gainsbourg s'éteint en 1991 à la suite d'une cinquième crise cardiaque (un comble pour celui qui suivait affligé les enterrements de ses cardiologues successifs)
Album :
* 1958 : Du Chant À La Une !
* 1959 : Serge Gainsbourg N°2
* 1961 : L'étonnant Serge Gainsbourg
* 1962 : Serge Gainsbourg N° 4
* 1963 : Gainsbourg Confidentiel
* 1964 : Gainsbourg Percussions
* 1968 : Initials B.B.
* 1968 : Bonnie And Clyde, avec Brigitte Bardot
* 1969 : Jane Birkin-Serge Gainsbourg
* 1971 : Histoire de Melody Nelson, avec Jane Birkin
* 1973 : Vu de l'extérieur
* 1975 : Rock around the bunker
* 1976 : L'Homme à tête de chou( mon préféré)
* 1979 : Aux armes et cætera(mon second préféré)
* 1981 : Mauvaises Nouvelles Des Étoiles
* 1984 : Love on the Beat
* 1987 : You're Under Arrest
Et bien sur Anna
Tu nous manques Serge
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