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Je reproduis un commentaire qui dit tout.
"Cet homme discret et talentueux qui n'a que pour but de faire rêver les gens, de les sortir de leur quotidien en leur montrant la beauté des arts de la musique, de la poésie. Pas people pour 3 sous, il rempli les salles sans faire de bruit et fascine des générations de mélomanes et de fans. Car l'homme, au contraire de Polnareff, n'a jamais renié ses origines classiques et les assume au mieux."
Avatars est un peu une synthèse du parcours de Sheller, balançant entre le classique et une pop qui domine, aux fortes teintes Fab Four. Donc pas de grosses surprises, si ce n'est un morceau "Felix & Moi" ou le piano cède la place à de délicates guitares acoustiques, très inhabituel. Pas de morceau piano et voix comme dans Epures et plusieurs morceaux carrés qui tournent bien, façon Sheller. Tel morceau peut rappeller Ailleurs, tel autre Albion. Très beau travail sur le son (enregistré aux Studios Abbey Road). En plus, pas de remplissage pour gonfler l'album artificiellement - 45 mn 50 de qualité)
Les textes d'Avatars se veulent ancrés dans le quotidien de notre société informatisée.
"Dans les mondes virtuels de My Space ou de You Tube, les gens s'inventent des personnages. Des avatars. Moi aussi, je voulais raconter des histoires à travers des personnages. Et qu'on arrête de croire que je parle de moi. Dans Tout ira bien, un homme s'est mis un sourire convenu pour que personne ne sache qu'il a quelque chose au fond du cœur. Il s'est fait virer. C'est toujours ambigu. Les gens ne sont jamais nets à 100 %. Derrière le sourire, ils cachent un petit ennui. C'est ça que j'aime exprimer." "Dans les mondes virtuels, on ne fait que recréer la vie réelle, pas des utopies, des choses différentes. On rachète des terrains, on vend des appartements. Et le pire, c'est qu'on y met de la publicité ! Qu'est-ce qui pousse l'être humain à refaire toujours ce qu'il vit dans son quotidien ? C'est bizarre."
Bon, il voulait plutôt parler de Second Life, mais vu le temps qu’il passe devant des claviers, on l’excuse volontiers.
_________________ Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
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