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Forum de rock6070 • Afficher le sujet - L'info'lk : that's all folks !

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 Sujet du message: L'info'lk : that's all folks !
MessagePosté: Jeu Fév 21, 2008 4:53 pm 
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Je vous propose ce topic consacré uniquement aux informations concernant le folk dans toute ses particularités. A vous aussi de le faire vivre , jour après jour , pour l'intéret de tous !

Je vous informe qu'il y a sur TELERAMA un article formidable sur JONI MITCHELL la chanteuse canadienne mythique des "sixties". oupez oupez oupez

A lire de toute urgence ! :wink: :wink:

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Dernière édition par lovecraftforever le Jeu Fév 21, 2008 8:59 pm, édité 1 fois.

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MessagePosté: Jeu Fév 21, 2008 6:17 pm 
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Excellente idée de sujet ! D'autant plus que le folk a sacrément retrouvé la faveur des médias ces derniers temps ! :D

Mais moi, j'ai un problème : on ne reçoit pas Télérama au Québec :cry:

Je vais voir si on peut le lire en ligne :wink:


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MessagePosté: Jeu Fév 21, 2008 6:53 pm 
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J'aimais mieux Miss RADADA moi ! ImageImage

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MessagePosté: Jeu Fév 21, 2008 7:34 pm 
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Tu peux encore m'appeler comme ça :D


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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 1:12 am 
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on m'en voudrait si je dis que j'ai du mal avec la voix de Joni Mitchell?

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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 1:21 am 
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Pas du tout ! J'ai moi-même du mal avec certaines voix. C'est personnel, mais aussi instinctif, on n'y peut rien.

C'est intéressant toutefois de noter que la voix de Joni a totalement changé au fil de sa carrière, passant de l'aigu du début au grave dès le milieu des années 70. La cigarette...


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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 1:29 am 
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c'est justement ce grave que je peux pas supporter...

Voyez donc Goodbye blues sky sur The Wall Live in Berlin de l'autre mégalo, j'ai vraiment pas pu pourtant j'adore profondément cette chanson.

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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 8:00 pm 
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Je crois que l'article sur Joni Mitchell ne peut pas être lu en ligne sur le site de Télérama. Mais j'ai accès à un site privé réservé aux médias, dans lequel sont archivés tous les articles de la majorité des journaux et magazines francophones et anglophones. Je vous colle donc ici cet article dont parle Lovecraftforever plus haut :

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Télérama, no. 3032
Rencontre; Musiques, samedi 23 février 2008, p. 35
Incorruptible


Hugo Cassavetti

A 64 ans, la colère intacte contre l'égoïsme contemporain, l'icône rock revient, célébrée par ses pairs, avec un album inspiré.

Combien de fois, au cours des deux heures passées en sa compagnie, Joni Mitchell aura-t-elle prononcé le mot « ignorance » ? Un mot, répété rageusement, qui dit sa colère envers la plupart de ses congénères. Cette colère permanente, qui lui a toujours servi de moteur, mais aura aussi été son pire ennemi... Depuis quelques années, l'icône folk de la fin des sixties, 64 ans aujourd'hui, s'était faite rare : plus d'albums et quasiment aucune interview, par choix et par dépit, son dégoût de l'industrie du disque n'ayant d'égal que sa défiance à l'égard des médias. Pendant son absence - consacrée à la peinture, sa vraie vocation, bien avant la chanson -, son aura n'a fait que grandir. A l'instar de ses compatriotes canadiens, Neil Young et Leonard Cohen, son oeuvre et sa trajectoire, libres et déterminées, font désormais référence. Toute artiste en quête de crédibilité se doit de revendiquer l'héritage de Joni Mitchell, l'indépendance, la volonté et l'exigence faites femme.

« Je suis une personne profonde née dans un monde superficiel », affirme-t-elle à l'ombre du magnifique jardin d'un hôtel de Bel Air, à Los Angeles. Mitchell, élégante, avec encore vivace cette beauté naturelle qui fit tourner la tête de bien des musiciens - regard bleu perçant, pommettes saillantes, sourire rayonnant -, n'a pourtant rien de la harpie méprisante que l'on a souvent décrite. La militante écolo acharnée, entre les bouffées de cigarette qu'elle fume à la chaîne, passe constamment du rire à l'emportement, de la plus triviale des anecdotes à la plus nébuleuse des analyses de tel discours philosophique ou religieux. Joni Mitchell est une boule d'énergie et de passion, intarissable, impitoyable. Par moments, on se dit qu'elle a aussi un léger grain : cette folie propre aux êtres trop lucides, trop doués, trop isolés.

L'automne dernier a vu son étoile briller de nouveau. Deux disques hommages à son oeuvre - un avec Björk, Prince, Caetano Veloso et Elvis Costello, l'autre de son ami et admirateur Herbie Hancock (1) - ont accompagné la sortie de Shine, son premier album de nouvelles chansons en dix ans. Un recueil aussi soigné et engagé qu'à l'accoutumée, qui signale le radieux come-back d'une artiste majeure, fruit du soutien d'un label, Hear Music (propriété de Starbucks), et, surtout, d'une collaboration libératrice avec... le Ballet de l'Alberta. « Je pensais en avoir fini avec ce business, je me contentais de cultiver mon jardin, lorsque j'ai été contactée par le directeur d'un ballet, explique-t-elle. Il souhaitait monter un spectacle autour de mes chansons, qui aurait raconté mon parcours, de fille du fin fond de la campagne à ­"légende vivante" de la musique ­populaire. A la place, je lui ai proposé de travailler sur de nouvelles chansons, autour du thème qui m'importe plus que jamais : l'état dramatique du monde dans lequel on vit. Voilà comment je me suis retrouvée à fournir des musiques, des photos pour les ­décors, et à travailler la chorégraphie d'un spectacle de ballet à Calgary. A deux pas de la faculté où j'ai fait mes études d'art, là où, jeune fille, je ne ­loupais aucune occasion pour aller danser le soir ! »

Née Roberta Joan Anderson, en 1943, elle a connu une enfance plutôt dure et solitaire. « J'ai été marquée très tôt par Kim, de Rudyard Kipling. Je me suis identifiée à ce petit orphelin indien, contraint de se débrouiller dans un monde d'adultes. Quand on est confronté à la maladie et à la mort très jeune, on n'a que deux options : se battre et ne compter que sur soi pour survivre ou vivre à jamais dans la dépendance. » Atteinte de polio à 9 ans, Joni réalise qu'elle pourrait rester infirme et allongée pour le restant de ses jours. Elle décide donc, un matin, après des mois d'hospitalisation, de se lever et de marcher, seule. Elle y parvient, miraculeusement. Entre-temps, elle aura appris à peindre, à dessiner, et, pour divertir ses compagnons d'infortune, à chanter.

Rendue à la vie, l'adolescente longiligne ne tient pas en place. Grimée en garçon, elle hante les lieux où l'on danse le rock'n'roll même si son goût musical tend vers le jazz et le music-hall. Le folk, alors en vogue, ne l'intéresse guère : elle le trouve musicalement limité. Mais quand on a besoin de payer ses cigarettes, quoi de plus facile que de grattouiller une guitare ou un ukulélé en chantant des airs traditionnels - et bientôt des textes de son cru ? « D'habitude, les gens font des petits boulots pour financer leur musique, moi c'est l'inverse. La chanson m'a permis de gagner un peu d'argent. Mais l'art noble, pour moi, c'était la peinture. »

Au début des années 60, dans les clubs de Toronto où elle se produit, Joni Mitchell intrigue, séduit. Par sa beauté et son style vocal, atypique, d'une pureté phénoménale, et son jeu de guitare, autodidacte, tout en accords ouverts, qui fait s'arracher les cheveux à bien des guitaristes émérites. Lorsqu'en 1965 un chanteur folk américain alors un peu coté, Chuck Mitchell, sous le charme, propose de l'épouser, la jeune femme est enceinte d'un amant de passage, évanoui dans la nature. L'enfant, une fille, confiée à une famille d'accueil après sa naissance, demeurera longtemps le lourd et douloureux secret de la chanteuse, qui l'évoquera de manière cryptée dans ses chansons.

Le mariage avec Chuck, qui apprécie peu de se voir éclipsé par le talent de celle qu'il traite parfois de « plouc inculte », ne dure guère. Divorcée, elle s'installe à New York. David Crosby, en rupture des Byrds, la prend sous son aile alors que les chansons de la compositrice encore inconnue sont déjà interprétées par des artistes établis (Tom Rush, puis Judy Collins ou Fairport Convention). La Canadienne devient l'égérie de la crème du folk-rock américain.

Le premier album de Joni Mitchell, Songs to a seagull, publié en juin 1968 (six mois après Songs of Leonard ­Cohen, six mois avant les débuts en solo de Neil Young, riche année !), bouleverse le monde de la chanson. Si la musique reste acoustique et dépouillée, les textes de Mitchell tranchent avec le tout-venant du protest song de Joan Baez et consorts. Démarrant par une mise en pièces de son ex-mari (I had a king), Joni entame une dissection au scalpel, dans un langage poétique et précis, de sa vie affective et de ses émotions. Avec sa voix, son écriture et son physique extraordinaires, Joni Mitchell ringardise ses rivales et collectionne les amants (Graham Nash, James Taylor, Jackson Browne...), qu'elle ne manque pas d'épingler ensuite dans ses disques. En 1971, Blue, son chef-d'oeuvre, atteint des sommets d'introspection dans la mise à nu des affres d'une relation, mais cette femme trop libre, trop indépendante, s'attire les foudres des tenants de la « Woodstock génération ». Ceux-là mêmes qui prônaient l'amour libre et l'émancipation des femmes, le journal Rolling Stone en tête, s'en prennent violemment à Mitchell, l'accusant de n'être qu'une vaine collectionneuse d'hommes, une « Joni-couche-toi-là » au discours nombriliste. Peut-être, perspicaces, étaient-ils piqués au vif par des textes - comme Woodstock ou Big Yellow Taxi - qui questionnaient déjà l'inconséquence de ses contemporains ? « Peu ont saisi que mon hymne à l'espoir généré par Woodstock était teinté d'ironie. Cette phrase, "Il est temps de retourner au jardin", était une mise en garde contre le désastre écologique qui s'annonçait déjà. Tout comme dans Big Yellow Taxi, où je déplorais que l'on était en train de "bétonner le Paradis pour en faire un parking". En fait, je n'ai jamais été en phase avec ceux de ma génération. Alors que c'était la guerre au Vietnam qu'il fallait condamner, la plupart d'entre eux s'en prenaient aux pauvres soldats, les premières victimes. Et ainsi de suite : Dylan en tête, tous ces musiciens ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils sont devenus richissimes mais n'ont rien su faire de leur pouvoir. Leur ego, leurs comptes en banque et leur dope étaient à peu près leurs seules préoccupations. Leur ignorance nous a donné une industrie du disque cupide à l'extrême, et des années 80 reaganiennes, vides de valeurs et de sens moral. J'avais rejoint la communauté rock, pensant y trouver une famille, j'y ai côtoyé les gens les plus égoïstes, jaloux et narcissiques de mon existence. » On comprend pourquoi Joni Mitchell, au risque de s'éloigner du succès, s'est rapprochée, à partir de 1974, des rivages du jazz. Pour enrichir son lexique musical, goûter à une liberté harmonique et vocale et rencontrer, enfin, des musiciens généreux, humains, la traitant en égale. Comme Jaco Pastorius, Herbie Hancock, et plus encore Wayne Shorter. « Wayne est le seul qui me comprenne parfaitement. Je ne sais pas écrire la musique, je décris les sons que j'entends par ­images, par métaphores. Et il est toujours en phase avec ce que j'ai dans la tête. Je me suis présentée maquillée en garçon noir sur la pochette de Don Juan's Reckless Daughter, en 1977, et c'est la pochette qui me ressemble le plus. Le Kim qui me servait de modèle dans mon enfance trouvait enfin un sentiment d'appartenance. »

Les années 80 ne seront pas tendres pour Mitchell. Laissant de côté le propos intimiste au profit d'un discours militant, politique, révolté, la pasionaria se voit bouder par un grand public accro aux clips glamour déversés par MTV, par ses fans qui lui reprochent une banalisation de sa musique, par une industrie qui ne lui reconnaît même plus un statut de « gagneuse ». Si bien que lorsque Mitchell aborde le troisième millénaire avec le somptueux Travelogue, double album en forme d'aboutissement sur lequel elle revisite, impériale dans la voix, des perles de son répertoire, avec un orchestre de soixante-dix musiciens et ses chers ténors du jazz, le responsable de son label lui confie : « Joni, les temps ont changé. Nous ne sommes plus que des marchands de voitures. On en vend des mignonnes et on en vend des puissantes. Mais ce que tu proposes est l'oeuvre d'un génie. Et ça, on ne sait plus le vendre. » Paru en 2002, Travelogue est condamné d'avance.

« Que me restait-il à faire ? Si le talent, désormais, était pénalisé, alors je n'avais plus qu'à me retirer. Ce que j'ai fait. Et je ne pensais vraiment pas revenir. Je croyais que j'allais juste vivre, dans mon coin, avec mes animaux et mes peintures. » Des peintures qu'elle refuse obstinément de vendre. « Parce que, dit-elle, l'argent corrompt toujours l'art. »

Hugo Cassavetti



(1) River-The Joni Letters (CD Universal Jazz) a reçu le Grammy du meilleur disque de jazz 2008.


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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 8:53 pm 
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Excellent ce texte non ? oupez oupez

HP LOVECRAFT coucouz

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MessagePosté: Ven Fév 22, 2008 9:03 pm 
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Pas encore trouvé le temps de le lire :?

Mais je me l'imprime et je le lis dans la journée. :wink:


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MessagePosté: Jeu Fév 28, 2008 2:04 pm 
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Bonjour Miss RADADA ! coucouz

As-tu lu le texte sur Joni MITCHELL ? Si oui qu'en penses-tu ?

HP LOVECRAFT :wink: :wink:

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MessagePosté: Jeu Fév 28, 2008 2:16 pm 
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Je vous signale que ce soir à 22 h sur VIRGIN 17 ( tnt ) passe l'excellent film de Jim JARMUSCH YEAR OF THE HORSE qui suit les périgrinations d'une tournée de NEIL YOUNG AND THE CRAZY HORSE à travers les States . oupez oupez

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HP LOVECRAFT coucouz

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MessagePosté: Jeu Fév 28, 2008 10:40 pm 
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Bonjour Miss RADADA ! coucouz

As-tu lu le texte sur Joni MITCHELL ? Si oui qu'en penses-tu ?

HP LOVECRAFT :wink: :wink:

C'est une superbe entrevue ! Très bien écrite, dans un style délicieusement accessible qui contraste avec celui de nombre de journalistes français qu'on ne comprend pas parce qu'ils se regardent trop écrire.

Et c'est très instructif. Je conseille d'ailleurs même à ceux qui ne s'intéressent pas vraiment à Joni Mitchell de le lire tant l'analyse liée au monde de la musique des années 60 et d'aujourd'hui est lucide !


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