par Bebeto » 31 Oct 2014, 16:40
Il semble en effet comme dit plus haut qu'on colle cette étiquette à tout ce qui n'est pas rock à papa.
Pour certains groupes cela peut vouloir dire encore quelque chose, le DIY, faute de moyens et volonté de proposer un schéma différent...
Mais l'industrie, cette voreuse, avait tôt récupéré le truc pour rajeunir son auditoire.
Que reste-t-il ? Une esthétique, un son, qui tentent de retrouver la fraîcheur des premiers temps, back to basis (retour à une instrumentation de base, 3/4 instruments..., une production sèche, imparfaite, des compos brèves jouant sur le second degré ou les émois post-adolescents...).
Trop d'influences diverses (electro, shoegaze, new wave US, psyché, folk...) ne permettent pas de proposer une définition claire. Reste un état d'esprit. Perso, l'indie est devenu la norme de production des jeunes groupes grandis au son de Radiohead et autres.
Paradoxalement, il est assez croquignolet de constater qu'un vieux briscard comme Neil Young retrouve cet état d'esprit avec son avant dernier disque lo-fi, tandis qu'un Arctic Monkeys s'oriente vers le classic rock des stadiums après avoir commencé dans une veine plus indie.
"I took a dead man's Gibson, gonna write the world's last great song
But my muse was out fucking in gutters all night long"