ouh la, déjà 20 ans ??
je m'en souviens très bien, je l'avais acheté en cassette et elle a tourné en boucle pendant des mois, avec trois ou quatre autres
un disque-claque comme rarement, surtout à cette période de quasi-disette, c'était une bénédiction (je me le repasse pendant que je poste), la lenteur lourde de mojo pin, les guitares, cette voix assez unique, les accélérations puis les retours à l'apaisement, entre son père et les doors, d'entrée je savais que j'aimerais, comme après avoir entendu les deux premières mesures de london calling (il y a quelques disques comme ça, par exemple led zep IV et le hey hey ma de black dog)
pareil avec le morceau-titre et puis dans la foulée, bam ! the last goodbye, putain mais voilà, un morceau parfait comme je n'en entendais plus depuis des années, bien fichu au possible, dresseur de poils, des guitares comme on n'en entendait plus (il me faudra attendre le live perfect night in london de lou reed en 98 pour retrouver le même plaisir)
et puis les violons à l'orientale façon kashmir (lourdeur de la batterie aussi), coup de génie
un moment de répit avec lilac wine, ouf !
so real, autre moment fort avec son gimmick-valse, sa progression, ses ruptures de climat et encore une filiation avec le zep à laquelle je n'avais jamais fait trop attention (la batterie, les cris)
hallelujah, belle reprise mais je trouve l'exercice convenu (facile ?), bref, c'est pas le meilleur du disque pour moi, je trouve qu'il en fait trop dans la ferveur
lover..., superbe ballade encore mais à la réécoute, je me dis que c'est le 3° morceau qui joue sur les ruptures, ça tourne au procédé
corpus christi, c'est cohérent dans l'album mais son chant de castra me saoûle
ah retour au gros rock avec eternal life, gratte saturée, basse au mediator, excellent et fin en douceur avec dream brother et encore des montées ledzepiennes
voilà, c'est fini, un disque bien construit et qui tient toujours la route même si je ne l'avais pas réécouté depuis un bout de temps, il est dense, pas trop long, sans remplissage, un peu fatigant à la longue parce que trop lyrique peut-être
trop fait autour du bonhomme ? il était doué, comme son père, il est mort jeune comme lui, la mythificationn est vite arrivée et son live at sin-é était déjà prometteur
ce qui est sorti post mortem, je ne l'ai jamais écouté
