Pablitta a écrit:Aldaran a écrit:C'est parce que tu ne lis pas assez les articles d'ACRIMED.
Et tu vas sérieusement te faire remonter les bretelles par Roulie si ça vient à se savoir...
Grille de lecture située à l'extrême-gauche, non ? Je parle d'ACRIMED, pas de Roulie bien sûr

En réalité, pas vraiment.
C'est une organisation créée en 95, suite au traitement médiatique du mouvement social contre le plan Juppé, en partie par des militants ou sympathisants de la gauche radicale (mais aussi des journalistes, salariés ou usagers des médias, ...), il est vrai, mais ils adoptent une neutralité sur le terrain "politique" (c'est pas le bon terme car la critique des médias est politique également).
ACRIMED, le seul sujet sur lequel ils s'expriment, c'est la question médiatique. Pour le reste, droite, gauche, ça ne fait pas partie de leur champ d'intervention. Donc, non, ils n'ont pas une grille de lecture située à l'extrême-gauche.
Mais d'un autre côté, ils ont un certain parti-pris médiatique, il faut le reconnaître. Ils le reconnaissent eux aussi, d'ailleurs.
Leur critique est politique, évidemment, et s'inscrit dans un certain contexte capitaliste, néolibéral, ...
Leur position vis-à-vis des médias se construit sur ce contexte, rejetant par exemple l'orthodoxie du discours néolibéral ou la main-mise d'une minorité de capitalistes sur la quasi totalité de la presse dite mainstream (Drahi, Niel, Arnault, Dassault, Bolloré, Bouygues, ...).
Ils militent pour des médias indépendants, pluralistes, et démocratiques. Ce qui, selon eux, passe également par la critique du néolibéralisme.
Mais, pour conclure, s'ils devaient mettre à l'honneur les travaux d'un journaliste (par exemple), plutôt orienté à droite, mais qui dénoncerait de l'intérieur les failles d'un journal trop proche d'un pouvoir politique / économique, par exemple, j'imagine qu'ils le feraient. La pertinence de leur analyse n'est pas partisane, c'est surtout ce qu'il faut retenir de mon (petit) pavé sûrement mal exprimé.
