Confidences dominicales...
Ca vient de l'enfance, mon père bossait tout le temps, le dimanche. On n'allait jamais nulle part à cause de ça et quand je sonnais chez des potes, ils étaient en famille alors je passais la journée à parcourir les rues de mon bled en vélo à la recherche de quelqu'un pour jouer sans jamais trouver personne ou presque. Il y avait bien un mec dont les parents étaient toujours absents, mais j'ai passé plusieurs dimanches après-midi chez lui à faire le sniper de pigeons avec une carabine à plombs, ça a fini par me rebuter (aucun pigeon n'a été tué, jamais ! Que les défenseurs des bestiaux se rassurent !) Et vers 6/7 heures, quand je rentrais au bercail, il y avait toujours des feuilletons cafardeux à la télé. Les: "T'as fini tes devoirs ?" me foutaient les boules à chaque fois vu que je les avais même pas commencés. Jeune adulte, c'était le jour de veille de la reprise, d'où un blues puissant en fin d'après-midi. Maintenant, je m'en fous complètement des jours, mais parfois, les dimanches ensoleillés, l'après-midi, il me revient la sensation de vide que je connaissais étant enfant en voyant les voitures des visiteurs des familles de ma rue garées sur les trottoirs. C'est là que je mets un disque à moi bien fort pour chasser les blues par le
Blues. Il m'arrive aussi de venir lire ce que vous écrivez ici pour trouver une idée de musique épique au souffle assez puissant pour chasser la noirceur.
Geldof n'aime pas les lundis, chacun son jour, après tout:
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