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William Sheller - "Simplement" (1983)
Face A : 1. "Simplement" 2. "Maman est folle" 3. "Les Filles de l'aurore"
Face B : 4. "Mon Dieu que j'l'aime" 5. "Le Capitaine" 6. "L'Amour noir"
bonus audio : archive France Inter "Pollen" du 23.04.86 bonus vidéo - "Mon Dieu que j'l'aime" (seconde version)
http://www.jheberg.com/download-EF87BCFE2603-wss.html CRB : 320 kbs pw : Ishter
Musiques et paroles William Sheller Sauf 3 / 4 / 5 W. Sheller & M. Solal
Jacky Arconte, Yann Benoist, Laurent Roubach, Patrick Dupont (guitares), Michel Coeuriot (claviers), Jannick Top, Bernard Paganotti (basse), Stéphane Ianora (batterie), Joël Fajerman (synthétiseur) Catherine Lara (violon), Pierre Llinares (violon), Pierre Louis (violon), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Michel Noël (saxophone)
Un album très éclectique, où William, selon ses propres dires, « avait envie de faire autre chose : de travailler un peu plus dans les cuivres, par exemple, comme dans les vieux disques d'Otis Redding ». Le tout joué par des musiciens qui, pour la plupart, accompagnaient William en tournée depuis au moins un an et avaient participé à ses concerts de l'Olympia en avril 1982. Chose plutôt rare dans la discographie de William, celui-ci a écrit une partie des chansons avec Muriel Solal, par ailleurs psychanalyste et auteur à l'époque du scénario du film L'Eté meurtrier. A l'exception de L'Amour noir, tombé aux oubliettes, cinq des chansons de cet album commercialisé « au rabais » sont toujours chantées sur scène par William Sheller avec autant de succès. Le voilà bien vengé par le temps de cet affront manifeste à sa créativité. Pour une fois que j'avais douze titres de prêts, une étrange lubie de la "Direction" fit qu'il fut décidé dans la "Maison" de sortir de sortir dorénavant des demi-albums de six titres. Sans doute était-ce basé sur l'idée de vendre des demi-pommes, moitié moins chères ce qui en ferait acheter deux fois plus... Cela n'eut apparemment d'autre résultat d'arriver à ce que les médias demandaient aux artistes si cela était du à un manque d'inspiration. Toujours est-il que cinq des six chansons de Simplement ont fait leur bonhomme de chemin, puisqu'on me demande toujours de chanter "Maman est folle", "Mon Dieu que j'l'aime" ou "Le Capitaine". Elle étaient moins diffusées dès le départ que par exemple "Le Carnet à spirale" ou "Oh j'cours tout seul", mais plus régulièrement et un peu partout. Elles se sont installé doucement. Fort de douze titres entièrement composés, William Sheller se mit en devoir de les enregistrer. Il nourrissait de grandes ambitions pour cet album, avec même l'intention d'y introduire quelques réminiscences de Lux æterna. Mais lorsque six morceaux eurent été enregistrés, sa maison de disques décréta subitement qu'elle allait désormais commercialiser des albums de six titres afin de les vendre moins cher et en plus grande quantité. William fut contraint d'annuler à la dernière minute les séances prévues pour l'enregistrement en studio des six autres morceaux. « L'industrie du disque montrait des faiblesses, et la maison de disques s'est mise à penser qu'en vendant des demi-pommes on en vendrait deux fois plus. » Ainsi par exemple, une « chanson sur un type qui nage ("il nage, il nage") conçue pour un piano, un violoncelle et une voix à la manière de Gabriel Fauré » est passée à la trappe. Comme William ne pouvait pas intenter à sa maison de disques un procès qui aurait duré des années et l'aurait empêché de travailler pendant ce temps-là, il fit tout pour faire traîner la fabrication et la sortie de ce demi-album... qui fut quand même mis sur le marché. Furieux de cet état de fait, William clama haut et fort dans les médias qu'on l'obligeait à promouvoir un disque pas terminé ! En somme ce fut une décision extrêmement frustrante pour l'artiste à qui elle laissa un goût d'inachevé, incompréhensible pour la presse et le public, et pour terminer, la formule fit un flop au niveau commercial !
_________________ Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
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