Mais les maisons de disques sont-elles assez clairvoyantes pour comprendre qu'à long terme, elles ne devront leur survie qu'à l'élargissement de leur catalogue ? Elles nous prouvent depuis plus de 10 ans, depuis l'ère du Napster gratuit, qu'ellent sont incapables de se remettre en question et de suivre le consommateur nourri à l'évolution technologique.
Elles refusent de plus en plus de donner leur chance à des musiciens qui n'ont pas d'office le potentiel de ramener beaucoup d'argent dans leurs coffres. Et elles misent tout sur les phénomènes purement commerciaux comme la Star Ac. Souvenez-vous, une certaine Magalie avait sorti un album après avoir gagné (la Star Ac, si je ne me trompe ?) D'office, on lui a fait confiance uniquement parce qu'on savait que son passage à la télé allait attirer le consommateur. Qu'elle n'ait aucun répertoire, qu'il faille lui en pondre un sur mesure n'empêche pas l'industrie du disque de lui donner sa chance à elle, alors qu'elle refuse les démos de musiciens géniaux qui n'ont pas encore de nom.
Je n'ai pas écouté le disque de cette fille, donc je ne le jugerai pas. Par contre, si je ne me trompe, il n'a pas cartonné. On a eu le même phénomène au Québec. Un gagnant de la Star Ac qui a sorti un premier album (succès phénoménal), puis en a sorti un 2e deux ou trois ans plus tard (flop total).
Peut-on alors rêver que le "grand" public se réveille enfin ? Personnellement, j'en doute... Entre la multitude d'albums de ces pseudo musiciens sortis du petit écran, ils sélectionnent simplement.
|